02 juin 2008
Projet d'établissement
Le projet d’établissement est l’élément fédérateur de la politique globale de l’établissement. Il a été rendu obligatoire pour tous les établissements scolaires par la loi d’orientation de 1989.
Ce document formalise les orientations, les valeurs et les objectifs éducatifs et pédagogiques de l’établissement, prenant en compte le contexte local de l’établissement et les directives nationales et académiques. Il permet aussi la mise en cohérence d’un ensemble de dispositifs de la politique éducative de l’établissement comme l’accueil et l’information des parents, l’orientation, la pol doc, le suivi individualisé des élèves, l’ouverture sur l’environnement économique, culturel et social, européen et international, l’éducation à la santé, à la citoyenneté et l’EDD.
Il est composé d’une analyse des besoins, des objectifs et axes prioritaires pour l’établissement, déclinés en actions et projets et accompagnés d’indicateurs d’évaluation.
Il est généralement écrit pour une durée de 3 à 5 ans. Elaboré par l’ensemble des acteurs de la communauté éducative, il est présenté par le chef d’établissement au CA qui le vote. Chaque année, il est réactualisé par le CA afin d’obtenir des heures ou des moyens supplémentaires, pour sa réalisation, auprès des autorités académiques ou départementales. La mise en œuvre de la LOLF renforce considérablement son rôle pour l’obtention des moyens financiers.
Sources : Les professeurs documentalistes, collection livre bleu
Vidal, Claudine. Les épreuves orales des CAPES de documentation.
« Politique éducative et projet d’établissement ». http://eduscol.education.fr/D0232/projetetablissement.htm
25 avril 2008
Education prioritaire
1981 : lancement de la politique de l’éducation prioritaire, avec la mise en place de zones d’éducation prioritaires (ZEP), s’appuyant sur une discrimination positive en réponse aux difficultés sociales et scolaires concentrées dans certains établissements (moyens financiers et humains supplémentaires, classes à effectifs plus légers..). Le principal objectif est l’amélioration significative des résultats scolaires.
1997 : la carte des ZEP évolue avec la création des réseaux d’éducation prioritaire (REP). Le pilotage de proximité est favorisé. Chaque ZEP doit élaborer un contrat de réussite reposant sur un diagnostic et décrivant les objectifs précis et les engagements pour la réussite des élèves.
2006 : loi d’orientation et de programme de 2005 : relancement (tous les élèves doivent maîtriser le socle commun). nouvelle carte de l’éducation prioritaire avec une logique de publics et non pas seulement de territoires, carte non figée. 3 degrés d’éducation prioritaire avec des critères nationaux sociaux et scolaires :
- EP1 : écoles et collèges accueillant les publics les plus en difficulté aux niveaux socio-économiques et scolaires (établissements des 249 réseaux « Ambition réussite ») avec moyens renforcés
- EP2 : établissements en zone urbaine accueillant des publics socialement plus hétérogènes et avec difficultés moins importantes (moyens maintenus)
- EP3 : établissement ayant vocation à sortir de l’éducation prioritaire avec sortie accompagnée.
Chaque collège devient l’unité de référence du réseau qu’il constitue avec les écoles maternelles et primaires d’où ses élèves proviennent. Ces réseaux ne sont plus dénommés REP mais réseaux « Ambition réussite » (RAR) et réseaux de réussite scolaire (RRS), les RAR étant prioritaires dans l’affectation de moyens supplémentaires (1000 enseignants référents volontaires, 3000 assistants pédagogiques, et un principal adjoint et une infirmière par collège) et dans la mise en place d’un partenariat de haut niveau. La politique de ces réseaux est pilotée localement par un comité exécutif constitué du principal du collège, du principal adjoint, des directeurs des écoles élémentaires et maternelles et de l’IEN. Ce comité prépare, harmonise et régule les mesures du contrat pédagogique, basé sur un diagnostic commun, et rend compte de son activité au CA de l’EPLE, aux conseils d’école et aux autorités académiques. Le « contrat ambition réussite » pour les RAR et le « contrat d’objectifs scolaires » pour les RRS sont passés avec les autorités académiques pour 4-5 ans. Ils précisent les missions des personnels supplémentaires, les partenariats de haut niveau ainsi que les expérimentations possibles et s’articulent avec le projet d’établissement et les projets d’école.
Lignes forces des RAR : Maîtrise de la lecture, de l’écriture et du socle commun ; politique d’orientation positive et ambitieuse après le collège ; développement de sections européennes et d’options attractives ; développement de l’opération Ecole ouverte ; articulation avec les dispositifs de réussite éducative du plan de cohésion sociale et des différents dispositifs d’accompagnement à la scolarité ; relations régulières et construites avec les familles
Partenariat de haut niveau : convention signée par tout RAR avec une institution culturelle, un complexe sportif, un organisme de recherche… afin de donner aux réseaux une dimension d’excellence. Les partenariats sont choisis en fonction du contexte local pour inscrire l’établissement dans son environnement et pour la complémentarité avec d’autres acteurs. Ce partenariat concerne tous les profs et tous les élèves de l’établissement.
Un bilan mitigé : instabilité des enseignants, envoyés jeunes et inexpérimentés en ZEP : turn over important malgré des mesures incitatives (primes, mobilité…) ; peu d’effets significatifs sur la réussite des élèves, mais en revanche un écart assez stable avec les élèves non concernés par ces dispositifs malgré l’accumulation des difficultés sociales dans certaines zones
Sources : Education prioritaire. 2006, Eduscol (en ligne). Consultable sur : http://eduscol.education.fr/D0051/accueil.htm HERVIEU-WANE, Fabrice. Education prioritaire, un bilan des zep. Sciences humaines, n°186, octobre 2007 L’éducation prioritaire, in DEUBEL, P., HUART, J.M., MONTOUSSE, M, [et al], 100 fiches pour comprendre le système éducatif, Bréal, 2007 Questions-Réponses. 2006, Education prioritaire (en ligne). Consultable sur : http://www.educationprioritaire.education.fr/questions.asp
Désolée pour la longueur de ce billet :-)
23 avril 2008
Dispositifs relais
Les dispositifs relais permettent un accueil temporaire des élèves de collège, éventuellement du lycée, en rupture scolaire. Ils renforcent la lutte contre le décrochage scolaire et la marginalisation sociale de ces élèves, et ont pour buts leur rescolarisation et leur resocialisation. Un dispositif relais est toujours rattaché à un collège et accueille des élèves provenant de plusieurs établissements. Ils peuvent être situés au sein de l’établissement ou dans des locaux distincts selon le contexte.
Ces dispositifs supposent l’accord des représentants légaux de l’élève et/ou celui de l’élève, souvent formalisé par un contrat. Ils concernent les élèves les plus difficiles pour lesquels toutes les mesures d’aide et de soutien ont été tentées, en particulier pour les filles pour lesquelles la décision ne semble prise qu’en extrême limite. L’admission en dispositif relais est décidée par l’inspecteur académique après avis du groupe départemental de pilotage. L’accueil des élèves dans de tels dispositifs doit leur permettre de conduire et réussir un projet de formation visant la reprise de la scolarité ou l’entrée dans un cycle de formation professionnelle. Dans ce but sont mis en place une pédagogie différenciée, des parcours individualisés pouvant être fondés sur l’alternance, un encadrement pédagogique et éducatif renforcé. L’acquisition du socle commun est un des objectifs fondamentaux.
2 types de dispositifs relais existent :
- classes relais instaurées par la circulaire du 12 juin 1998 en partenariat avec la protection judiciaire de la jeunesse et accueillant de façon temporaire des élèves entrés dans un processus de déscolarisation et de désocialisation
- ateliers relais créés par la convention cadre du 2 octobre 2002, devant le rapide essor des classes relais et l’accueil d’un public hétérogène, et accueillant plutôt des élèves perturbateurs qu’on éloigne de la classe pour la pacifier durant une courte période. Des partenariats étroits se lient dans ce cadre avec des associations proches de l’Education nationale. La circulaire du 21 août 2006 renforce ces partenariats : les collectivités territoriales, le tissu associatif de proximité et des fondations reconnues d’utilité publique.
L’équipe d’encadrement d’un dispositif relais se compose uniquement de volontaires : enseignants expérimentés ou spécialisés et éducateurs. Elle travaille en étroite collaboration avec les personnels sociaux et de santé, les personnels de l’orientation et les personnels d’associations.
Le pilotage se fait à différents niveaux. Au niveau national, une fiche de suivi des élèves (informations quantitatives et qualitatives) est établie et complété par le responsable du dispositif relais mentionnant la situation des élèves accueillis au cours de l’année scolaire et leur devenir. Une coordination académique permet la mise en œuvre de ces dispositifs. Les groupes départementaux de pilotage doivent élaborer, dans le cadre des orientations académiques, la politique de développement et de suivi des dispositifs relais et valoriser ces derniers auprès des équipes enseignantes et éducatives.
Sources : « Dispositifs relais » [en ligne] sur Eduscol. 2007, consultable sur http://eduscol.education.fr/D0049/CXJACC01.htm
Le suivi et le devenir des élèves accueillis en classes et ateliers-relais. Année scolaire 2005-2006, note d’information du ministère de l’Education nationale, 13 mars 2008 [en ligne]
08 avril 2008
le code de l'éducation
Le
code de l’éducation comprend les aspects législatifs du droit de l’éducation
ainsi que les textes réglementaires relatifs aux principes généraux de
l’éducation et à l’administration de l’éducation.
Il
se compose de 2 parties :
- la partie
législative : publiée au JO en juin 2000, elle regroupe l’ensemble des
lois en vigueur dans le domaine de l’éducation et sert de référence à toute
révision législative. Ces lois sont réparties en 9 livres :
principes
généraux de l’éducation
l’administration
de l’éducation
l’organisation
des enseignements scolaires
les
établissements d’enseignement scolaire
la vie
scolaire
l’organisation
des enseignements supérieurs
les
établissements d’enseignement supérieur
la vie
universitaire
les personnels
de l’éducation
- la partie
réglementaire : les livres I et II sont instaurés en 2004 et le livre
III en 2006. Elle ne reprend donc actuellement que les 3 premiers livres de
la partie législative mais devrait à terme en compter 9.
Code de l’éducation. Version à venir au 1 mai 2008 [en ligne]. 2008,
http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?cidTexte=LEGITEXT000006071191
02 avril 2008
SEGPA : section d'enseignement général et professionnel adapté
Les SEGPA accueillent des élèves
connaissant des difficultés scolaires graves et durables. La commission
départementale d’orientation, présidée par l’inspecteur académique directeur
des services départementaux de l’Education nationale (IA DSDEN), examine les
dossiers des élèves sur proposition de l’établissement scolaire ou des parents
et l’IA décide si l’élève relève ou non de la SEGPA. Après l’accord des
parents, l’élève est admis en SEGPA.
Au
sein du collège, la SEGPA est organisée en section d’environ 16 élèves,
collégiens à part entière. Elle permet la mise en œuvre de parcours
individualisés adaptés à chaque élève suivant les 3 cycles du collège afin de
leur permettre l’accès, à l’issu du collège, à une formation professionnelle
qualifiante et diplômante de niveau V en lycée professionnel ou en CFA (centre
de formation des apprentis). La SEGPA mêle enseignements généraux, s’appuyant
sur les programmes du collège, et enseignements professionnels à partir de la 4ème
avec des ateliers. Ces enseignements sont assurés par des professeurs des
écoles spécialisés, des professeurs de lycée et collège et des professeurs de
lycée professionnel. En fin de 3ème, les élèves doivent maîtriser
les compétences nécessaires pour continuer dans une formation diplômante et passent
le CFG (certificat de formation générale).
Sources : «Les sections d’enseignement général et professionnel adapté » [en ligne]. 2008, http://eduscol.education.fr/D0081/segpa.htm
01 avril 2008
UPI : unité pédagogique d'intégration
Destinée
aux élèves ne pouvant pas bénéficier d’un enseignement ordinaire, l’UPI est un
dispositif, au sein d’un collège ordinaire, accueillant au maximum 10 élèves,
ado de 11 à 16 ans, présentant le même type de handicap. Leur situation rend
difficile une intégration individuelle dans une classe ordinaire mais ne
nécessite pas l’admission dans un établissement spécialisé.
Elle
est confiée à un enseignant spécialisé (professeur des écoles ou professeur de
collège-lycée) et un aide éducateur ou un auxiliaire d’intégration scolaire
peut également être impliqué.
Ce
dispositif permet à chacun de ces élèves de poursuivre un cursus scolaire en milieu
ordinaire avec un enseignement adapté mettant en œuvre le projet personnalisé
de scolarisation. Il favorise la participation la plus fréquente possible de
ces élèves aux activités d’une classe du collège afin de les intégrer dans la
vie de l’établissement et socialement. Il organise également une préparation à
la vie professionnelle.
La
circulaire de 1995 créant les UPI ne concerne que les jeunes ayant un handicap
mental, elles sont aujourd’hui réglementées par une circulaire de 2001 les
ouvrant aux handicaps sensoriels et moteurs. Il existe ainsi 4 catégories d’UPI
selon le type de handicap des élèves : UPI 1 pour handicap mental, UPI 2
pour handicap auditif, UPI 3 pour handicap visuel et UPI 4 pour handicap
moteur.
La
CDAPH (Commission des droits et de l’autonomie de la personne handicapée) qui
valide l’orientation vers l’UPI après étude du dossier déposé par les parents
de l’élève concerné auprès de la MDPH (maison départementale des personnes
handicapées).
L’UPI : unité pédagogique
d’intégration [en ligne]. 2008 :
.http://www.anjeu-tc.org/article.php3?id_article=21
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