Hier, j'ai participé au dernier jour du stage établissement sur le socle commun.

   La formatrice nous a tout d'abord annoncé quelques modifications dans l'évaluation du socle :

  • 80% des items seulement seront nécessaires pour valider une des sept compétences.
  • la validation de chacune de ces compétences devra être datée.
  • le contenu du livret a un peu évolué (voici la version disponible sur le site du SNES qui sera proposée au CSE le 3 juin).
     

La DGESCO propose un document sur la mise en oeuvre du livret de compétences du socle commun.

  Il a ensuite été question des PPRE (projet personnalisé de réussite éducative) qui sont censés permettre aux élèves en difficulté de combler leurs lacunes afin d'acquérir le socle. Voici quelques éléments :
  • plan coordonné d'actions ciblées sur les difficultés des élèves, qui doit avoir l'adhésion de l'élève et de ses parents et qui est formalisé sous la forme d'un document assez lourd à rédiger (objectifs à court et long termes, actions, etc.).
  • sur quel temps ? : les deux heures non affectées par classe pour les 6e et l'heure ou la demi-heure non affectée par classe pour le cycle central. Il faut les différencier des heures de soutien et de remédiation.
     
  • qui le fait ? : les profs volontaires.
  • aide intensive et de courte durée (qui peut aller jusqu'à un an). Il ne s'agit pas de refaire ce qui a été vu en cours mais de cibler sur les difficultés de l'élève.
     
  • quels sont les élèves concernés ? : redoublants, ceux qui ne maîtrisent pas le socle, priorité sur le français, les maths et les langues vivantes.
  • coordination par le chef d'établissement, inscription au projet d'établissement, rôle essentiel du prof principal.

   Enfin, elle nous a présenté différents dispositifs de remédiation :
  • dans la classe :
     
                        - pédagogie différenciée.
                        - entraide entre élèves = tutorat (soit travaux ou exercices en groupes hétérogènes pour que les plus faibles stimulent les plus forts, soit en groupes homogènes avec niveaux différents selon les groupes).
                        - corrections = vrais moments de remédiations.
                       - répartition des élèves en trois groupe de compétences déterminés grâce à une évaluation diagnostique préalable= : groupe d'expertise (travail en relative autonomie, rythme soutenu sur les notions maîtrisées à approfondir), groupe de consolidation (soutien, reprise des bases et consolidation des acquis) et groupe de remédiation (retravailler les notions de base, en effectifs réduits). Pour quelques items du socle, nous avons réfléchi au travail à donner à chacun de ces groupes.
  • en dehors de la classe :
                        - réflexion sur la structure (par exemple, alignement des emplois du temps pour que toutes les classes aient le même créneaux de libre).
                        - tutorat lors de l'aide au devoir (groupes d'élèves de niveaux hétérogènes, celui compétent dans un domaine aide les autres).
                        - remédiation personnalisée lors de l'accompagnement éducatif avec des fiches de remédiation.
                        - PPRE.

   Ces différents dispositifs viennent en aide aux élèves qui ont, en gros, entre 8 et 10 de moyenne. Ils permettent de les remettre sur les rails. En revanche, pour les élèves en grosse difficulté, ils se révèlent peu efficaces.

   Pour terminer, nous avons eu quelques conseils pour aider les élèves souffrant de TDAH (troubles déficitaires de l'attention avec ou sans hyperactivité), qui ont des difficultés à sélectionner les informations qu'ils reçoivent, et les dyslexiques :
  • écrire en Arial 11 ou 12 avec un interligne de 1,5.
  • ne pas donner des consignes à suivre dans un même paragraphe mais les séparer par des tirets, flèches, etc.
  • utiliser les cartes heuristiques : apprendre aux élèves à en faire pour leurs fiches. C'est également un bon moyen pour tous les élèves en fin de cours de réviser ce qui a été vu.