Les dispositifs relais permettent un accueil temporaire des élèves de collège, éventuellement du lycée, en rupture scolaire. Ils renforcent la lutte contre le décrochage scolaire et la marginalisation sociale de ces élèves, et ont pour buts leur rescolarisation et leur resocialisation. Un dispositif relais est toujours rattaché à un collège et accueille des élèves provenant de plusieurs établissements. Ils peuvent être situés au sein de l’établissement ou dans des locaux distincts selon le contexte.

Ces dispositifs supposent l’accord des représentants légaux de l’élève et/ou celui de l’élève, souvent formalisé par un contrat. Ils concernent les élèves les plus difficiles pour lesquels toutes les mesures d’aide et de soutien ont été tentées, en particulier pour les filles pour lesquelles la décision ne semble prise qu’en extrême limite. L’admission en dispositif relais est décidée par l’inspecteur académique après avis du groupe départemental de pilotage. L’accueil des élèves dans de tels dispositifs doit leur permettre de conduire et réussir un projet de formation visant la reprise de la scolarité ou l’entrée dans un cycle de formation professionnelle. Dans ce but sont mis en place une pédagogie différenciée, des parcours individualisés pouvant être fondés sur l’alternance, un encadrement pédagogique et éducatif renforcé. L’acquisition du socle commun est un des objectifs fondamentaux.

2 types de dispositifs relais existent :

- classes relais instaurées par la circulaire du 12 juin 1998 en partenariat avec la protection judiciaire de la jeunesse et accueillant de façon temporaire des élèves entrés dans un processus de déscolarisation et de désocialisation

- ateliers relais créés par la convention cadre du 2 octobre 2002, devant le rapide essor des classes relais et l’accueil d’un public hétérogène, et accueillant plutôt des élèves perturbateurs qu’on éloigne de la classe pour la pacifier durant une courte période. Des partenariats étroits se lient dans ce cadre avec des associations proches de l’Education nationale. La circulaire du 21 août 2006 renforce ces partenariats : les collectivités territoriales, le tissu associatif de proximité et des fondations reconnues d’utilité publique.

L’équipe d’encadrement d’un dispositif relais se compose uniquement de volontaires : enseignants expérimentés ou spécialisés et éducateurs. Elle travaille en étroite collaboration avec les personnels sociaux et de santé, les personnels de l’orientation et les personnels d’associations.

Le pilotage se fait à différents niveaux. Au niveau national, une fiche de suivi des élèves (informations quantitatives et qualitatives) est établie et complété par le responsable du dispositif relais mentionnant la situation des élèves accueillis au cours de l’année scolaire et leur devenir. Une coordination académique permet la mise en œuvre de ces dispositifs. Les groupes départementaux de pilotage doivent élaborer, dans le cadre des orientations académiques, la politique de développement et de suivi des dispositifs relais et valoriser ces derniers auprès des équipes enseignantes et éducatives.

Sources : « Dispositifs relais » [en ligne] sur Eduscol. 2007, consultable sur http://eduscol.education.fr/D0049/CXJACC01.htm 

Le suivi et le devenir des élèves accueillis en classes et ateliers-relais. Année scolaire 2005-2006, note d’information du ministère de l’Education nationale, 13 mars 2008 [en ligne]